Miscellanées de citations - Coup de pouce

Modifié par Clemni

Voici plusieurs citations que vous pourrez utiliser pour réfléchir, disserter ou juste pour le plaisir !

Premier soir

« Sur cela je me figure toujours que la nature est un grand spectacle qui ressemble à celui de l’opéra. »

« Assez de gens ont toujours dans la tête un faux merveilleux enveloppé d’une obscurité qu’ils respectent. Ils n’admirent la nature, que parce qu’ils la croient une espèce de magie où l’on n’entend rien. »

« Ainsi l’astronomie est fille de l’oisiveté, la géométrie est fille de l’intérêt, et s’il était question de la poésie, nous trouverions apparemment qu’elle est fille de l’amour. »

« Notre folie à nous autres, est de croire aussi que toute la nature, sans exception, est destinée à nos usages. »

« C’est que la magnificence est dans le dessein, et l’épargne dans l’exécution. Il n’y a rien de plus beau qu’un grand dessein que l’on exécute à peu de frais. »

« Mon Dieu, Madame, repris-je, je sais bien qu’on sera moins jaloux du rang qu’on tient dans l’univers, que de celui qu’on croit devoir tenir dans une chambre. »

« Quelquefois, par exemple, je me figure que je suis suspendu en l’air, et que j’y demeure sans mouvement pendant que la Terre tourne sous moi en vingt-quatre heures. »

Second soir

« Nous voulons juger de tout, et nous sommes toujours dans un mauvais point de vue. Nous voulons juger de nous, nous en sommes trop près. »

« C’est alors pour les gens de la lune pleine-terre, s’il est permis de parler ainsi. »

« Je ne sache rien au monde qui ne soit le monument de quelque sottise des hommes. »

« Pour moi je suis persuadé que [ma fiole de folie] s’est remplie considérablement depuis que je vous entretiens de visions, tantôt philosophiques, tantôt poétiques. »

« Pourrions-nous bien nous figurer quelque chose qui eût des passions si folles, et des réflexions si sages ; une durée si courte, et des vues si longues, tant de science sur des choses presque inutiles, et tant d’ignorance sur les plus importantes ; tant d’ardeur pour la liberté, et tant d’inclination à la servitude ; une si forte envie d’être heureux, et une si grande incapacité de l’être ? »

« Il n’y a que la vérité qui persuade, même sans avoir besoin de paraître avec toutes ses preuves. Elle entre si naturellement dans l’esprit que, quand on l’apprend pour la première fois, il semble qu’on ne fasse que s’en souvenir. »

Troisième soir

« Il faut ne donner que la moitié de son esprit aux choses de cette espèce que l’on croit, et en réserver une autre moitié libre, où le contraire puisse être admis, s’il en est besoin. »

« La nature a bien de l’esprit ; laissez-lui le soin d’inventer un assortiment de couleurs pour la lune, et je vous garantis qu’il sera bien entendu. »

« Enfin tout est vivant, tout est animé. »

« Nos sciences ont de certaines bornes que l’esprit humain n’a jamais pu passer. »

Quatrième soir

« Puisque les princes prennent pour eux la Terre, il est juste que les savants se réservent le ciel, et y dominent, mais ils n’en devraient point permettre l’entrée à d’autres. »

« Je ne vous connaissais pas de pareils emportements, repris-je ; c’est dommage qu’ils n’aient que les tourbillons pour objet. »

« Cette curiosité mutuelle avec laquelle les planètes s’entre-considèrent et demandent l’une de l’autre : Quel monde est-ce là ? Quelles gens l’habitent ? »

« Ah ! vraiment, répliquai-je, si vous vous mêliez de philosophie plus que vous ne faites, il faudrait bien que vous vous accoutumassiez à voir des exceptions dans les meilleurs systèmes. »

« Nous formons un assemblage si bizarre, qu’on pourrait croire que nous serions ramassés de plusieurs mondes différents ? »

Cinquième soir

« C’est avoir bien peu d’esprit que de trouver des réponses à ce qui n’en a point. »

« Ah ! Madame, répondis-je, rassurez-vous, il faut du temps pour ruiner un monde. »

Sixième soir

« Ils ont bien de l’esprit, répliquai-je, mais ils ne raisonnent jamais. »

« On ne persuade pas facilement aux hommes de mettre leur raison en la place de leurs yeux. »

« Cependant tout est dans un branle perpétuel, et par conséquent tout change. »

« Les vrais philosophes sont comme les éléphants, qui en marchant ne posent jamais le second pied à terre, que le premier n’y soit bien affermi. »

Source : https://lesmanuelslibres.region-academique-idf.fr
Télécharger le manuel : https://forge.apps.education.fr/drane-ile-de-france/les-manuels-libres/francais-premiere ou directement le fichier ZIP
Sous réserve des droits de propriété intellectuelle de tiers, les contenus de ce site sont proposés dans le cadre du droit Français sous licence CC BY-NC-SA 4.0